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On ne compte plus les dévaluations successives du rouble depuis l'automne dernier, malgré les efforts de la Banque Centrale qui a consacré en pure perte une énorme partie de ses précieuses réserves stratégiques en devises en vue de défendre la monnaie. Si bien qu'elle ne sera probablement pas en mesure de prêter main forte au secteur privé, très endetté à l'étranger et qui, atteint par la crise, risque de ne pouvoir honorer ses échéances en 2010 et peut-être même en 2009. La Banque Centrale n'étant pas en mesure de l'aider nous devons dès maintenant nous attendre à ce que la Russie émette de nouveaux emprunts prochainement ou demande un rééchelonnement de sa dette privée (ce qui a été démenti récemment et ne peut donc que nous conforter dans notre lecture de la situation).
M. Maslyoukov, vice-premier ministre, n'a pas obtenu les avances tant recherchées auprès du FMI en janvier, et lorsque début février le ministre des finances Koudrine est venu à Londres toujours en quête de capitaux la ville bruissait de rumeurs d'un défaut de paiement. Enfin, si M. Poutine est venu, très exceptionnellement - et contrairement à une habitude établie chez lui depuis longtemps - à Davos qu'il méprise, c'est uniquement afin d'obtenir des crédits.
Cette situation résulte avant tout de la fuite des capitaux étrangers.
Une fois encore la Russie paie le prix fort du fait de l'absence totale de confiance accordée aux finances et aux dirigeants de ce pays toutes tendances confondues depuis la répudiation unilatérale de la dette étrangère par Lénine en 1918. Force est de constater que depuis rien n'a changé.
Devenue depuis cent ans experte dans l'art d'organiser son insolvabilité la Russie s'apprête à laisser ses entreprises privées ou paraétatiques non stratégiques réécheloner ou suspendre le paiement de leurs dettes tout en continuant à payer rubis sur l'ongle sa dette d'état - celle émise après 1917 - afin d'éviter que la notation souveraine russe ne soit ramenée à "default" ce qui aurait pour effet mécanique de ramener également à "default" la note de tout émetteur russe quel qu'il soit et priverait ainsi le pays de tout financement a l'étranger. A l'heure ou tant de personnes dans le monde se tournent vers l'Etat souverain, garant de dernier ressort auquel nos dirigeants nous demandent de faire confiance - confiance sans laquelle le système bancaire britannique, mais aussi irlandais, serait déjà en faillite, nous affirmons solennellement aux investisseurs du monde entier et à nos dirigeants qui prétendent rétablir les conditions de la confiance, que la Fédération de Russie est un Etat qui ne rembourse pas ses dettes.
La validité de celles-ci envers 316.000 ressortissants Français a pourtant été explicitement rappelée tant par le gouvernement français, que par M. SARKOZY, Mme. LAGARDE et la plus haute juridiction du pays le Conseil d'Etat.
La Russie est en défaut de paiement depuis 91 ans; les investisseurs du monde entier doivent savoir que LA GARANTIE DE L'ETAT RUSSE NE VAUT RIEN, et que cet état les spoliera comme il a spolié des millions d'autres prêteurs dans le passé.
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13.05.09: Compte-rendu de nos actions récentes en page "actualités"
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